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Maison des Lions

La maison des lions (hôtel particulier de la famille Henrys) et sa façade XVIIe siècle de la rue Martin-Bernard

L’hôtel particulier de la famille Henrys est constitué de deux corps de bâtiments, donnant l’un sur la rue Martin-Bernard et l’autre sur la rue des Legouvé, reliés entre eux par un bâtiment à pans de bois établi sur une galerie à colonnade. Les Henrys appartenaient à une grande famille de la magistrature forézienne et étaient issus de notaires (Saint-Galmier, Néronde) devenus capitaines châtelains de la baronnie d’Ecotay puis magistrats au bailliage de Forez.

La façade de la « Maison des lions », située au 25 rue Martin-Bernard, fut, au début du XVIIe  siècle, construite par Pierre Henrys, propriétaire à Montbrison du château de Charlieu, et frère du célèbre jurisconsulte Claude Henrys. Celui-ci était avocat du roi au Présidial (sorte de Cour d’appel) établi à Montbrison. Il devint par ses écrits un jurisconsulte renommé que l’on venait consulter de loin.

La maison des lions présente un rez-de-chaussée composé d´arcades inscrites dans un appareil à bossage. Un large bandeau orné de quatre têtes de lions, aux physionomies toutes différentes, et d´un écu armorié, sépare le rez-de-chaussée du 1er étage. Ce bandeau est stylistiquement très proche de celui d’une autre maison des lions située dans le quartier Saint-Jean de Lyon (23, rue juiverie), ce qui rappelle les liens très forts qui existaient, sous l’Ancien Régime, entre Lyon et Montbrison. Les fenêtres du 1er étage sont à meneaux, surmontées, au centre, de deux tympans triangulaires et, aux extrémités, de deux tympans curvilignes. Le 2e étage a quatre baies rectangulaires moulurées, partagées par un meneau.

A l’intérieur, le premier étage du bâtiment de la rue Martin-Bernard est occupé par un vaste salon avec cheminée et plafond à caissons. Chaque caisson est orné de bouquets de fleurs au naturel ; sa restauration – en cours – a mis en évidence un magnifique décor floral polychrome.

Les armes des Henrys (devenus ensuite Henrys d’Aubigny) sont sculptées sur la façade : « D’azur au griffon d’or rampant contre trois épis de blé d’or, posés en pal ».

La restitution, dans la cour intérieure, d´une élévation à pans de bois et d´une galerie sur colonnade, reliant les corps de bâtiments des deux rues, se fonde sur des vestiges architecturaux en place et sur des documents d´archives.

Les travaux de fouilles et de restauration, menés grâce à un propriétaire passionné et éclairé, continuent. Ils réservent sans doute d’autres surprises.