Couleurs russes en Forez
Exposition prolongée jusqu’en septembre 2010
Nikolaï Kouzmine est né le 14 août 1938 dans une famille paysanne de Talinskoye, près de Nijni‑Novgorod, ville russe médiévale au bord du fleuve Volga où il passe son enfance.
Le futur artiste commence ses études de peinture à l’école des Beaux-Arts de Pavlovo sur Oka.
En 1965, il réside à Moscou et continue ses études à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts. Dès 1970, il participe à des expositions régionales et nationales à Moscou, Saint-Petersbourg, Nijni‑Novgorod...
En 1995, il commence ses voyages en Europe dont il ramène toujours de nouvelles oeuvres et participe à des expositions internationales : Angleterre, Danemark, Allemagne, Croatie, France et une grande rétrospective de son oeuvre est organisée à l’occasion des 850 ans de Moscou.
« Nikolaï Kouzmine vit et travaille à Moscou. On le trouve également à Giverny, à proximité de la montagne Saint-Victoire, en Corse, en Croatie.
Des architectures fortes et sucrées, des paysages anthropiques, des campagnes immuables, des plages retirées, des sous-bois éclatants, des arbres enluminés... Kouzmine est un illusionniste.
De la couleur tranchée violemment, l’artiste rend des teintes douces d’aquarelle, donne des camaïeux qui s’accordent en aplats sensibles et subtils.
Le couteau du peintre caresse et infante des veloutés infinis dans un maelström de matières puissamment colorées.
Nikolaï Kouzmine réenchante le motif.
D’une irréalité pixellisée, il offre la beauté et la pertinence d’une recomposition personnelle, celle d’avant les images standardisées ou banalement répétitives de nos actuels clichés fallacieux. Le peintre nous permet le temps de la contemplation et nous offre le bonheur d’une lecture délectable et sereine.
Nous sommes bien loin d’un certain primitivisme. Nous sommes au-delà des accents abstraits du fauvisme.
Avec ce peintre sensible, la couleur devient taches cathodiques inlassablement fusionnées et la syntaxe picturale fondamentalement contemporaine.
En parcourant les toiles, nous vient une envie de mordre soi-même dans la matière colorée. Comme un enfant qui attaque avec passion la pâte à modeler pour réaliser une belle oeuvre, des pinceaux nous poussent aux doigts !
Avec cette peinture, on se sent artiste-peintre comme un conférencier lumineux rend intelligent.
Accrochés aux cimaises du musée de Montbrison, les tableaux de Nikolaï Kouzmine deviennent alors de fabuleux passeurs pour accoster au monde des Beaux-Arts. »
Henri Pailler, Conservateur du musée d’Allard
